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Communiqué officiel du Président de Chess in School
Jeudi, 10 Novembre 2011 08:45

La FIDE & CIS sont heureux de coopérer avec qui que ce soit pour le bien du jeu d’échecs

Chers amis,


Il m’est revenu que M.Herman Hamers, Président de la Zone 1.1, a envoyé un courrier électronique à toutes les fédérations de sa zone, dans lequel il indique qu’au cours du congrès de la FIDE à Cracovie, où j’ai pris la parole, j’aurais déclaré que je ne travaillerai pas avec la fondation de Garry Kasparov.

Ce n’est pas la vérité et je dirais même que c’est une contre-vérité. J’ajoute en outre mes propos ont été sortis de leur contexte (comme vous pourriez le constater en consultant les minutes du Congrès, par exemple l’Annexe 27b, qui ont déjà circulé au sein des délégations présentes et ont été publiées sur le site Chess in School cis.fide.com). Il semblerait que M.Hamers ait choisi de sortir mes propos de leur contexte et en a change le sens exact, alors qu’il a assisté aux travaux de la Commission et à l’Assemblée plénière. J’ai lu son email. Je cite M.Hamers "Le président de la Commission Chess in Schools Ali Yazici a annoncé que sa commission ne coopérerait pas à la campagne de la Fondation menée par Kasparov et Danailov ».



En premier lieu, permettez-moi de replacer les événements dans leur contexte. Ces douze derniers mois, l’actualité échiquéenne a mis sous les feux de la rampe Chess in schools. Et nous sommes fiers, aussi bien à la commission Chess In School, qu’à la FIDE avec Kirsan Ilyumzhinov, qu’autant d’initiatives de développement du jeu d’échecs à l’école aient vu le jour dans cette période. Il semble donc que le monde des échecs, dont Garry Kasparov, comprenne enfin que le développement du jeu d’échecs à l’école est le futur des échecs en tant que sport. Voilà qui ne peut que nous satisfaire et nous sommes prêts à soutenir toutes les initiatives, personnelles, nationales, fédérales, continentales, mondiales, privées ou publiques, bref tout ce qui peut contribuer au développement du jeu d’échecs à l’école. Nous avons pleinement conscience que là est le futur des échecs, mais ce qui s’est dit à Cracovie était radicalement différent de l’impression donnée par M.Hamers et j’aimerais expliquer la chronologie des événements tels qu’ils se sont déroulés, ce que j’ai expliqué aussi bien aux réunions de la Commissions et aux sessions du Congrès à Varsovie.



M.Garry Kasparov, notre grande légende des échecs, est venu à Istanbul, pour raisons personnelles, en l’occurrence pour donner une conférence sur les logiciels SAP organisée par la société informatique éponyme dans le cadre de son forum du 23 septembre. J’ai eu vent de sa venue. Trois ou quatre jours avant le forum SAP, contournant la Fédération Turque des Echecs, M.Kasparov a demandé une entrevue avec notre nouveau Ministre des Sports, sollicitation à laquelle M.Le Ministre a répondu positivement. Au motif d’un surcroît de travail, M.Le Ministre a finalement annulé la rencontre juste avant la conférence de presse prévue à 9h, le 22 Septembre; Je ne sais pas si cette annulation était liée à un surcroît de travail. J’imagine que le principal problème tenait au fait que cette demande n’était pas passée par la Fédération Turque des Echecs [en Turquie, il est d’usage que de tels rendez-vous ministériels passent par la fédération sportive concernée]. Or, la Fédération Turque n’a reçu aucune demande en ce sens de la part de Garry Kasparov. Puis, le vendredi 23 septembre, eut lieu la conférence. Le jour suivant, un très bon ami du Grand-Maître Kasparov, le Grand-Maître Zurab Azmaiparashvili (qui joue pour la Fédération Géorgienne des Echecs), m’a appelé pour me dire que Garry Kasparov voulait me parler et qu’il (GK) était à DubaÏ. Je lui ai répondu “Bien sûr, pourquoi pas ?t" et j’ajoutai que j’étais toujours disponible pour parler avec Garry. Zurab m’a alors indiqué que M.Kasparov voulait parler sur Skype. Nous avons alors échangé nos coordonnées, après quoi, le mardi 27 septembre, M.Garry Kasparov m’a appelé sur Skype à 14:32 pour une conversation qui a duré 8 min et 32 secondes (selon les relevés de Skype).

Au cours de notre conversation, M.Kasparov a mentionné que lorsqu’il était à Istanbul il avait été très impressionné par le niveau atteint par le développement du jeu d’échecs à l’école en Turquie et m’a proposé de monter une affaire privée à deux autour des échecs à l’école. Il m’a fait cette proposition à titre personnel, pas en tant que Président de la Fédération Turque des Echecs, pas comme vice-président de la FIDE, pas comme dirigeant de la Commission Chess in School (même si bien sûr ces titres ont de l’importance à ses yeux). Il m’a invité à monter une entreprise privée autour du jeu d’échecs à l’école, un peu j’imagine comme ce qu’il fait avec Silvio Danailov (Président de l’ECU). Je lui ai dit que j’étais d’accord sur le principe pour en discuter mais que je n’étais pas en position de monter une entreprise – j’avais dans l’idée de monter quelque chose à travers ma fédération. J’ai ajouté que j’appréciais ce qu’il faisait pour le développement du jeu d’échecs à l’école, ai suggéré de reparler de tout cela de vive voix et l’ai invite à Ankara. Il m’a répondu qu’il n’avait pas le temps mais m’a proposé qu’on se croise à Tbilissi (la capitale de la Géorgie) les 6 et 7 octobre car il devait intervenir au Parlement géorgien pour les convaincre d’introduire le jeu d’échecs dans les programmes scolaires.


Je lui ai répondu que je devais y réfléchir. J’y ai d’ailleurs longuement réfléchi et, le 3 octobre, je lui ai envoyé un email pour lui redire combien j’appréciais son action en faveur du jeu d’échecs à l’école, combien ses actions seraient précieuses pour le développement du jeu d’échecs dans le monde. C’est une légende qui a la droit de conduire ses propres affaires avec qui il l’entend, mais je lui ai signifié clairement que je ne pouvais pas, en tant que vice-président de la FIDE, dirigeant de la commission Chess in School ou Président de la Fédération Turque des Echecs, faire quelque affaire que ce soit autour du jeu d’échecs à l’école; je serais alors, j’en suis convaincu, pris dans des conflits d’intérêts. Je lui ai aussi confié que je n’aimais pas la façon dont M.Danailov et l’ECU travaillaient avec la Kasparov Chess Foundation. Notre principal problème tient au fait qu’il s’agit d’une affaire privée. En tant qu’élus, c’est une erreur de monter des affaires privées ayant une relation de quelque ordre que ce soit avec des activités échiquéennes ; on risque le conflit d’intérêts. C’est pourquoi j’ai décliné l’invitation. J’ai ajouté que je ne me rendrais pas en Géorgie pour la session parlementaire, car il n’en était pas l’hôte et que je n’avais pas été invité de façon formelle. Je ne voulais pas non plus donner une caution institutionnelle à cet événement par ma présence de vice-président de la FIDE et de dirigeant de la commission Chess in School alors que la FIDE n’était pas partie prenante. Je n’ai jamais reçu de réponse à cet email.

La position de la FIDE est limpide. Nous respectons toute initiative visant à développer les échecs à l’école et plus généralement le jeu d’échecs, que ces initiatives viennent d’institutions privées ou de particuliers. Cela ne nous pose aucun problème, nous aimons ces initiatives. Toutefois, nous sommes une institution publique; tous nos comptes, tous nos partenariats, toutes nos transactions, tout doit être transparent pour le public car il s’agit de la FIDE.


Mes amis, vous vous souvenez que lors de la campagne pour la présidence de la FIDE en 2010, Karpov accusait la FIDE de corruption. Pourtant, nos comptes sont clairs, toutes les transactions sont claires, quiconque à la FIDE, même les opposants, peut voir nos comptes – ils sont complètement transparents, contrôlés et audités par la grande entreprise de conseil Ernst & Young. Il existe une Commission de contrôle interne élue qui contrôle nos comptes, comme le fait l’entreprise qui audite la FIDE. Notre organisation est absolument transparente.


Aujourd’hui, je ne sais pas comment fonctionne la Kasparov Chess Foundation. Ce ne sont pas mes affaires. Bien entendu, il est libre d’agir comme il l’entend mais nous, à la FIDE, nous ne pouvons nous associer avec une institution qui a des comptes cachés et c’est pourquoi nous ne sommes pas en mesure de nous y associer. Ce qui ne signifie pas que nous n’y coopérerons pas. Si M.Kasparov veut faire des affaires avec la FIDE, de façon professionnelle, nous pouvons nous asseoir autour d’une table et en parler, signer un contrat et travailler en parfaite harmonie.


Quand M.Hamers a écrit cette phrase dans son rapport, omettant tout le reste, il est clair que M.Hamers, Président de zone FIDE, déforme la position que nous avons défendue à Cracovie. Il donne à chacun l’impression que nous ne voulons pas coopérer, mais c’est une contre-vérité. Je pensais qu’il était très important que chacun connaisse notre véritable position.



Ali Nihat YAZICI

Président de la Commission Chess in School

Vice-président de la FIDE

 
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