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Des aspects sociaux de première importance
Jeudi, 16 Octobre 2014 10:21
Les aspects sociaux primordiaux du développement des échecs à l'école

malmsten2Il arrive souvent qu'on néglige les aspects sociaux du développement du jeu d'échecs à l'école

Il n'est pas rare que les membres et les dirigeants des fédérations de jeu d'échecs du monde entier se concentrent davantage sur les aspects compétitifs du jeu. Dans la mesure où tous ces acteurs ont eux-mêmes été des joueurs de compétition à un plus ou moins haut niveau, il est naturel qu'ils pensent aux compétitions d'échecs en termes de "gagnants" et de "perdants". Ce n'est pas l'idéal pour s'insérer dans des projets éducatifs et sociaux. Mais il existe des alternatives.


Cela ne signifie pas qu'on abandonne le concept de compétition mais il s'agit de le rendre plus social. Göran Malmsten a été un pionnier en Suède. Dès les années 1960, il a petit à petit imaginé un système de compétition échiquéenne prenant en compte ces aspects sociaux. Il a ainsi abandonné le système familier et si chevillé au corps des joueurs d'échecs du 1–1/2-0 (gain – nul – défaite). Ce système s'appuie aussi sur une notion subtilement différente du précédent : il ne s'agit pas tant de présenter le résultat comme une alternative entre victoire, partie nulle ou défaite mais plutôt de dire qu'un participant marque un point, plus un autre s'il fait partie nulle, plus un autre s'il l'emporte. Cette présentation peut radicalement changer le regard que les enfants portent sur les compétitions d'échecs (et même le regard des adultes). Et ça peut être le "coup de grâce" (en Français dans le texte) ou le "coup de cœur" (en Français dans le texte), ce qui serait plus approprié.

Le calcul du score final se fait en prenant le score brut et en le multipliant par le pourcentage d'élèves de la classe, de l'école, du groupe qui prend part à la compétition.

EXEMPLE: (chaque joueur joue 5 parties)

Classe

Taille

Joueurs

% de la classe

parties

résultats

score brut

X %

score final

A

30

6

20%

30

All won

90

20

18

B

30

15

50%

75

All lost

75

50

37.5


RESULTAT: la classe B finit loin devant la classe A, bien que celle-ci soit composée de joueurs "beaucoup plus forts".


Quelle est l'idée ? Est-ce une tentative de niveler les résultats ? Loin de là !

L'effet le plus remarquable de ce système de comptage des points est de pousser les plus forts de la classe à demander, voire à plaider pour la participation des joueurs faibles et même des joueurs les plus faibles du groupe (qui sont en général ceux qui ont le plus besoin de se mettre en valeur à travers l'activité sociale que constitue le jeu d'échecs). Pourquoi ? Parce qu'on a besoin de tout le monde !

Kevin O’Connell

2010.10.15
 
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